Les Adrets de l'Estérel

Françoise Meneveux-Ducoux

Françoise Meneveux-Ducoux Sculpteur animalier partage aujourd’hui sa vie entre notre village où elle est installée depuis 20 ans et la propriété familiale de la Creuse où, au terme d’une vie professionnelle bien remplie, elle a effectué un retour vers ses racines et sa passion première : les setters anglais.

De l’élevage à la sculpture, le pas de l’amour fut vite franchi. C’est aujourd’hui une vie complète : Françoise élève ses setters gordons ; elle les aime ; elle les sculpte dans l’argile et les coule dans le bronze en fixant, mieux que par la photographie, les traits, le regard et l’expression de chacun.

Originaire de Marsac, dans la Creuse, elle a grandi en pleine nature dans la compagnie de la quarantaine de chiens de son grand-père, dont 30 chiens de meute et une douzaine de setters anglais. Passion première et définitive, pour son grand-père, son moulin et ses chiens.

Le bronze est travaillé depuis 2000 av. J-C. C’est un métal des plus résistants. Alliage de cuivre et d’étain, la corrosion n’altère pas le bronze qui traverse les millénaires en conservant toutes ses qualités. Malgré tous les progrès de nos civilisations, le plus étonnant est que la technique des sculptures de bronze soit restée pratiquement identique jusqu’à aujourd’hui. C’est ce « matériau d’éternité » que Françoise a choisi pour fixer, comme autant d’instants suspendus, le mouvement, l’expression de ses modèles amis.

Françoise crée son œuvre originale en argile : une fois qu’elle s’est bien imprégnée les yeux qui aiment, les mains qui caressent, de l’original vivant, elle le modèle pour lui donner sa forme, ses proportions, puis le sculpte pour en dessiner les traits, en terminant toujours par le regard. Chacun de ses chiens retrouve entre ses mains sa personnalité, sa vivacité et son expression.

Puis intervient le séchage. Parfois elle se satisfait de son œuvre en terre mais la terre est fragile ; cuite, bien davantage. Quand elle en est particulièrement satisfaite, elle la finalise dans le bronze, au terme d’un long processus, selon la technique du moulage à bon creux.

Tout d’abord, l’objet original, protégé par des produits adaptés, est moulé dans le plâtre ou la résine afin d’y laisser son empreinte en négatif. Pour pouvoir démouler l’original sans le détruire, le moule est constitué de 2 ou 3 parties, voire plus, selon la complexité du modèle.

Françoise reprend ces « coquilles » pour peaufiner l’empreinte qui s’y est inscrite et lui restituer les caractères de son modèle. Chaque partie est ensuite recouverte d’une couche d’élastomère. En durcissant celle-ci constituera le moule souple d’une grande fidélité, réutilisable, qui permettra la reproduction en plusieurs exemplaires de l’œuvre originale.

Ce moule va servir d’empreinte pour couler une couche de cire de 2 à 3 mm d’épaisseur. Françoise apporte ensuite un grand soin à la retouche de chaque détail de ce fragile support, à l’aide d’outils préalablement chauffés.

Quand l’artiste estime cette étape achevée, le travail du fondeur peut commencer. Peu d’artisans exercent en France aujourd’hui cette profession très exigeante et très réglementée. Françoise Meneveux-Ducoux travaille avec Guillaume Couffignal, fondeur d’art spécialiste du bronze à la cire perdue à Aixe-sur-Vienne.

Chaque partie de la coquille de cire est recouverte d’une épaisse couche de plâtre réfractaire. Quand ces coquilles sont sèches, on les remplit avec soin d’un noyau du même plâtre, en prenant garde de ne pas détériorer la délicate chape de cire qui en revêt maintenant l’intérieur. On fixe le noyau avec de longs clous de cuivre. Puis on inserre les évents qui vont permettre l’évacuation de la cire liquide et le coulage du métal en fusion, selon le schéma présenté ici.

On place la pièce dans un four à décirer où on élève la température jusqu’à 700° : la cire fond et s’écoule en totalité.

Le bronze peut alors être coulé dans l’espace ainsi libéré à une température de 1400 °. Cette technique permet la reproduction très fidèle des modèles, sans bavures de surface, mais elle est très coûteuse.
Quand la pièce est refroidie, le moule carapace est brisé par le fondeur et l’artiste découvre sa pièce, brute de fonderie. Le noyau réfractaire enlevé à son tour, Françoise participe avec le fondeur à la finition de son travail : le sablage permet l’élimination de toutes les scories laissées par la cuisson sur le métal noble. Le ciseleur parfait le travail, supprimant les traces laissées par les clous de cuivre, retouchant l’épaisseur du métal.

Le bronze achevé peut être patiné. Cette opération se déroule en présence de l’artiste. Elle consiste à chauffer l’objet au chalumeau en y appliquant des mélanges contenant des acides, qui vont y ajouter une touche de finition, teintée (vert céladon, noir ou brun) ou transparente.


Taille : H : 12 cm x L : 24
Description : Modelé et coulé en 2002
Patine transparente, socle bronze

Jephsout
Taille : H : 44 cm x L : 23 cm
Description : Réalisée en 1996 Jephsout n’a été coulée en bronze qu’ en 1999.
Bronze transparent et vert celadon.

L’œuvre porte obligatoirement deux signatures : celle de l’artiste et celle du fondeur, sous la forme d’un cachet immédiatement authentifiable. Chaque pièce est numérotée et nul ne peut en produire plus de 8 (numérotation de 1 à 8). Sont autorisées en outre 4  » épreuves d’artiste  » numérotées de I à IV. Cependant, l’artiste intervenant sur chaque empreinte en cire, le ciseleur retouchant chaque épreuve, chaque patine étant différente, chaque oeuvre produite est unique.

Athor
Taille : H : 45 cm
Description : Athor jeune … coulé en 2007
Patiné noir, Socle bronze

Cette technique magnifique, qui permet de faire passer une œuvre de la terre mère, humble et fragile, à l’airain des dieux anciens révèle l’étendue de l’ingéniosité humaine dès les temps les plus reculés de la conquête du feu. Paradoxalement, la disparition progressive des produits naturels qui intervenaient dans cette alchimie et la sophistication des technologies mises en œuvre en augmente le coût.

C’est pourquoi elle ne se conçoit que pour des œuvres de grande qualité. Françoise Méneveux-Ducoux figure parmi les artistes retenus par le « Dictionnaire Illustrés des sculpteurs animaliers et fondeurs de l’Antiquité à nos jours » (Editions ARGOS VALENTINES Dictionnaires) de Jean-Claude HACHET. Dans cet ouvrage de référence, unique, elle côtoie Pompon, Carvin, Gaspard ou Balthazar MARSY.

Françoise Méneveux-Ducoux expose ses œuvres et ses chiens sur son site Internet http://www.jephsout.com/

Pour découvrir la fonderie d’art de Guillaume Couffignal : http://www.couffignal-fonderie-bronze.com/

Quelques Informations Légales concernant les Bronzes

Le bronze se définit au travers de mélanges de métaux donnant diverses appellations.

% respectifs des différents métaux entrant dans la composition du bronze.% de cuivre% d'étain% de plomb% de zinc% de fer
Bronze GREC88,5 à 89,66 à 9,23.500
Bronze EGYPTIEN85.8514.15000
Bronze ROMAIN78,05 ou 892,05 ou 6500
Bronze MONETAIRE74.0925.91000
Bronze ITALIEN7525000
Bronze RENAISSANCE II8612200
Bronze FRANCAIS XVII ème Alliage Keller90 ou 91,62 ou 1,71 ou 1,377 ou 5,330
Bronze FRANCAIS XIXème87.85.10.586.520
Statues monumentales
Bronze BARBEDIENNE pour réductions906.53.500
Bronzes CHINOIS et JAPONAIS8041024
Bronze MODERNE86.66.53.33.30

Loi du 08 Mars 1935 (Dernière modification : 1 mars 1994)

Affichage de la loi sur Légifrance

Article 1 – Il est interdit de mettre en vente et de vendre des objets d’art sous la dénomination de « bronzes » avec ou sans qualificatif, et composés d’un autre produit industriel que celui résultant d’un alliage métallique dans lequel le cuivre entre dans une proportion qui ne peut être inférieure à 65 % du poids total de l’objet manufacturé, le complément étant constitué par l’adjonction d’autres métaux.

Article 2 – Les objets d’art en bronze dont la composition répondra aux prescriptions de l’article 1er de la présente loi devront, lors de leur mise en vente, porter obligatoirement le mot « bronze » gravé ou incrusté visiblement dans le métal.

Article 3 – L’emploi du mot « bronze », même précédé ou suivi d’une autre appellation et servant à désigner une matière ne correspondant pas à la composition spécifiée à l’article 1er, de même que l’incorporation du mot « bronze » dans une appellation quelconque et l’emploi de toutes indications ou signes susceptibles de tromper l’acheteur sur la nature et la qualité substantielle de la matière mise en vente, est interdit en toutes circonstances et sous quelque forme que ce soit, notamment sur les emballages, étiquettes, papiers de commerce, factures, catalogues, prospectus, prix courant en tout autre moyen de publicité en général.

Article 4 – Les infractions à la présente loi seront punies des peines prévues par les articles L. 213-1 à L. 214-3 du code de la consommation sur la répression des fraudes.

Article 5 – La loi du 26 mars 1891 et celle du 24 janvier 1923 sur l’atténuation et l’aggravation des peines et l’inscription au casier judiciaire seront applicables aux peines édictées par la présente loi.

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